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de la clientèle, de nationalité mais aussi  d’origine ou de destination
            Des obligations de vigilance à l’égard de la clientèle et des   des fonds. « A minima, le professionnel doit considérer comme pays
            opérations                                           ou territoires à haut risque les pays dont le dispositif de LCB/FT-C
            Pour tous les professionnels                         présente des carences stratégiques qui font peser une menace
            •  Lorsqu’il y a soupçon de BC/FT-C                  significative sur le bon fonctionnement du système financier, Les pays
            •  Lorsqu’ils nouent une relation d’affaires, c’est-à-dire   dont la législation est reconnue insuffisante ou dont les pratiques
              une  relation qui est censée s’inscrire dans la durée  sont considérées comme faisant obstacle à la LCB/FT-C ».  Les
            •   Lorsqu’ils exécutent un transfert de fonds ou une  transaction   professionnels peuvent également se référer à la liste GAFI des pays
              d’un montant supérieur ou égal à 15 000 € (qu’elle soit   ou territoires à haut risque et non coopératifs ou autres rapports
              effectuée en une seule ou en plusieurs opérations entre   d’évaluation des organismes régionaux de type GAFI (tel que Moneyval).
              lesquelles semble exister un lien)                 Dans le yachting/chartering, « les navires sont fréquemment détenus
            Pour le secteur des jeux d’argent                    par des sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux. Ces états ou
            •  Lors de la collecte de gains                      pays présentent des normes de transparence financière assez faibles
            •  Lors de l’engagement d’une mise                   et de faibles réglementations en termes de fiscalité ou en termes de
            •  Lorsqu’ils concluent une transaction d’un montant  supérieur   normes de travail », illustre l’AMSF.
              ou égal à 2 000 € (que la transaction soit effectuée en une
              ou plusieurs opérations qui semblent liées)
            Pour les commerçants de biens                           Quand les professionnels assujettis jouent aux détectives…
            •  Lorsqu’ils exécutent une transaction en espèces d’un montant   L’AMSF est catégorique : pas question de se contenter de
              supérieur ou égal à 10 000 € (que la transaction soit exécutée   vagues informations. Le professionnel assujetti doit collecter
              en une seule ou plusieurs opérations qui semblent liées)  des informations précises sur l’activité du client. Par exemple,
                                                                    « pour l’origine du patrimoine du client, dans le cas de détention
                                                                    de biens immobiliers, le professionnel ne doit pas simplement
          de risque moins élevé du fait de la traçabilité qu’ils permettent »,   indiquer que le client détient des biens immobiliers, il est
          observe l’AMSF.                                           attendu qu’il détaille les localisations, types et utilisations
          Autre signal : le montant, le volume et la fréquence des transactions.   des biens détenus. » Mais aussi l’origine du patrimoine
         « Plus les montants, le volume et la fréquence des transactions sont   du client (par  exemple : héritage, activité professionnelle,
         importants, plus le risque auquel est exposé l’établissement sera élevé ».  investissements mobiliers...) et des fonds impliqués dans la
         De la même manière, la complexité des transactions est à prendre   relation ou l’opération (par exemple : un compte personnel
         en compte. « Les transactions, impliquant plusieurs contreparties ou   au nom du client dans un pays X, une vente immobilière,
         plusieurs pays, seront considérées comme étant plus à risque que   etc.). « En effet, au-delà des documents d’identité récoltés, le
         des transactions simples (transactions nationales ou versements   professionnel a l’obligation de connaître son client, la nature
         réguliers par exemple). »                                  des produits ou services utilisés par ce client et la raison pour
                                                                    laquelle ce client a choisi ce produit ou services. »
         4- Les canaux de distribution utilisés sont bizarres
         « Lorsque la relation avec la clientèle peut être nouée via des   Alerte sur les opérations atypiques
         intermédiaires ou apporteurs d’affaires, le risque lié au BC/FT-C est   Les professionnels doivent se montrer particulièrement vigilants
         accru car cela peut nuire à la connaissance qu’a l’établissement de   sur les opérations dites « atypiques ». Une vente immobilière à
         ses clients. On note que le recours à des intermédiaires qui ne sont   un prix extrêmement sous-évalué par rapport au marché local ;
         pas soumis aux dispositions de la loi n°1.362 modifiée ou à des   un dépôt d’espèces important suivi de retraits fréquents, par
         dispositions équivalentes est un facteur de risque accrue de BC/FT-C.   un client dont la nature de l’activité ne nécessiterait pas de
         Lorsqu’une relation avec le client est établie à distance (par téléphone   tels mouvements ; le refus d’un client de présenter certaines
         ou par email), le risque lié au BC/FT-C est accru, notamment en   pièces justificatives, relatives à l’origine des fonds impliqués
         raison du risque plus important d’usurpation d’identité », indique   dans une transaction, l’origine de son patrimoine ou son
         l’AMSF. Exemple : « Lors de la location de navires de plaisance,   identité… sont autant d’opérations suspectes, pour l’AMSF.
         certains professionnels assujettis peuvent proposer des services ou   Pour le gendarme anti-blanchiment monégasque, il faut se
         opérations pouvant entraîner la manipulation d’argent liquide, c’est le   poser des questions lorsqu’une opération est complexe (un
         cas par exemple pour les opérations de caisses de bord, qui peuvent   montage financier destiné à opacifier l’origine des fonds
         parfois atteindre des montants importants. En effet, les paiements   impliquant par exemple plusieurs personnes morales ou trusts
         en espèces ou la manipulation d’espèces constituent, par nature, un   avec une chaîne de détention complexe, à travers plusieurs
         moyen de paiement à risque, au contraire, des paiements par carte   pays) ; lorsqu’elle est opérée selon un schéma inhabituel, ou
         bancaire ou par virement qui présentent un niveau de risque moins   encore lorsqu’elle n’a pas d’objet économique ou licite apparent.
         élevé du fait de la traçabilité qu’ils permettent. »       « Cela peut être le cas notamment lorsqu’aucun avantage ne
                                                                    semble apparaître pour le client suite à cette opération, ou
         5- Les pays et zones géographiques sont louches            encore lorsque l’opération n’a aucun rapport avec l’objet social
         L’analyse des risques associés aux pays et zones géographiques   de la personne morale concernée », observe l’AMSF.
         suppose une prise en compte des pays ou territoires de résidence

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