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Photo Président et Directeur Général Jutheau Husson

« La Principauté est profondément inscrite dans l’ADN de Jutheau Husson»

Jutheau Husson est une société familiale de 5 générations. Hervé Husson et Thomas Graiff, respectivement président et directeur général de ce courtier en assurance, expliquent l’évolution du groupe et de leur métier.

Comment est née la société ? Quelle est sa genèse ? Pourquoi Monaco?

Hervé Husson : L’histoire de Jutheau Husson remonte à la fin du 19ème siècle avec la création d’un premier cabinet de courtage en assurance à Paris, mais le groupe a connu un véritable essor dans les années 50 sous l’impulsion de mon grand-père Raymond Jutheau qui réussit à hisser, ce qui était alors le cabinet « Faugère et Jutheau », au rang de premier courtier français.
Ma famille qui a toujours eu un lien affectif très fort avec la Princi­pauté s’y est installé et a ouvert en 1950 la société monégasque qui y est aujourd’hui le courtier leader avec un peu plus d’une centaine de collaborateurs présents à Monaco.
La Principauté est donc profondément inscrite dans l’ADN de Jutheau Husson du fait de l’ancienneté de l’installation de notre société dans le pays et de l’importance des liens qu’elle a tissés au fil du temps avec les principaux acteurs de son économie. C’est également dans les années 50 qu’ont été ouvertes les premières filiales africaines qui deviendront le premier réseau de courtage du continent.
En 1992 mes parents ont cédé les activités françaises (Faugère & Jutheau) à Marsh & Mac Lennan, premier courtier mondial tout en gardant la société monégasque et le réseau africain.

Vous avez récemment décidé de vous recentrer sur Monaco et la France?

Hervé Husson: En effet, en février 2021, nous avons finalisé la cession de 80 % du réseau africain sous la marque Ascoma (700 personnes présentes dans 22 pays) au groupe Chedid auquel nous sommes heureux de rester associés. Jutheau Husson à Monaco reste en revanche à 100% dans le giron familial. Cette opération nous permet de nous recentrer entièrement sur le développement de nos activités en Principauté et chez notre voisin français en y concentrons toute notre énergie.
Cela se traduit par d’importants investis­sements pour accom­pagner et pérenniser la croissance de Jutheau-Husson de ces dernières années.

Quelles sont les évolutions actuelles de la société ?

Hervé Husson: Nous avons tout d’abord considérablement renforcé les équipes, notamment en intégrant récemment Christophe Haudeguand comme directeur entreprise et Sebastien Chartrer comme directeur des assurances de personnes tous deux d’excellents professionnels issus du Grand courtage français. Ces arrivées nous permettent de toujours mieux accompagner nos clients en les faisant bénéficier des meilleures pratiques du marché.
Nous avons également considérablement investi dans la digitalisa­tion de notre métier notamment en assurances de personnes avec la création d’un extranet client et d’une application mobile destinés à faciliter et à fluidifier les échanges avec nos clients en leur permettant un accès à leurs informations en temps réel. Ces outils permettront également un remboursement plus rapide des sinistres. Parallèlement, nous sommes en train de refondre entièrement notre système informatique afin de le moderniser et de parachever notre transition digitale. Cela nous permettra de travailler de manière encore plus efficiente et de faciliter également le travail de nos collaborateurs. Nous appréhendons cette digitalisation comme un simple complément nécessaire à nos services mais rien ne doit remplacer le contact humain et la proximité que nous devons à nos clients.
Enfin, suite à la cession, nous en avons profité pour revoir entièrement l’ensemble de notre identité visuelle avec notamment la redéfinition de notre logo et surtout un tout nouveau site Internet.
Si la Principauté est plus que jamais au cœur de notre stratégie, nous avons également des projets de croissance externe en France: nous sommes déjà présents à Cannes et à Frejus par l’intermédiaire de notre filiale Frema mais nous souhaitons poursuivre notre développement par la recherche de nouveaux projets d’acquisition en particulier dans la région parisienne.

Comment a changé le métier depuis 1950 ?

Thomas Graiff: Le courtage est un métier d’intermédiaire et de conseil. Il consiste à accompagner ses clients dans la compréhension et le transfert de leurs risques aux assureurs. Ces dernières années, notre métier a subi une accélération de sa transformation caractérisée par quatre phénomènes : la digitalisation de la relation client, située au cœur de notre évolution; Le fait que le courtier doit faire face à une technicité du métier de plus en plus importante.
La montée en puissance du Risk management joue également un rôle: la bonne définition par le courtier des actions de prévention et protection du risque limite, voire évite son impact et le positionne comme un véritable « risk manager» au côté de son client. Enfin, la réglementation ne cesse de s’accentuer (lutte anti-blanchiment et financement du terrorisme …).
En résumé, nous pouvons dire, que notre rôle de courtier se profes­sionnalise constamment et nous conduit à poursuivre nos investis­sements en outils, formations et ressources humaines dans l’objectif d’accompagner nos clients dans leur propre transformation.

Quelles sont les caractéristiques principales du groupe?

Thomas Graiff: Nous mettons tout en œuvre pour avoir un accom­pagnement à la hauteur des attentes de nos clients en pérennisant l’activité des entreprises de plus en plus exposées à des nouveaux risques comme les cyber attaques ou les fraudes financières. Nous accompagnons nos clients private avec une gestion et des services sur mesures.Notre spécialisation en construction, acquise au fil des années, nous permet d’accompagner les plus grands projets grâce à une connaissance fine des spécificités monégasques dans ce domaine. Notre équipe de 6 personnes exclusivement dédiée à ce risque est reconnue pour sa grande réactivité et ses compétences techniques. Si notre cœur de métier reste l’assurance dommages, nous sommes également fortement spécialisés dans la mise en place et la gestion des polices d’assurance de personnes (Accident du travail, Complé­mentaire santé … ) avec une équipe dédiée de 25 personnes. A titre d’illustration nous assurons plus de 60% des salariés monégasques en accidents du travail.

Comment se positionne un courtier face aux assurances ? Est-ce un métier difficile ?

Thomas Graiff: Le rôle de courtier nous positionne clairement du côté du client et seule une relation de qualité avec les assureurs conditionne la réussite de notre mission. C’est un métier plus complexe que difficile, il nous place systématiquement en négociation avec les assureurs tout en gardant une approche partenariale avec eux. Le bon équilibre d’un portefeuille (des sinistres inferieurs aux primes) est le gage d’une situation pérenne pour nos clients. Enfin, la résolution d’un sinistre dépend intrinsèquement du contrat mis en place et donc de la qualité de la relation entre le courtier et l’assureur.

Miléna RADOMAN

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