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CMB Monaco : « Aujourd’hui, plus de 2/3 de notre clientèle est onshore »

Fondée en 1976 en Principauté, la CMB Monaco représente aujourd’hui 13 milliards d’euros d’actifs financiers, 4,3 milliards d’euros de dépôts et 246 employés1. Son CEO Francesco Grosoli explique la stratégie de cet établissement qui revendique un ADN rouge et blanc.

1.Chiffres au 31 décembre 2021.

CMB a été créée en 1976. Quelle est la genèse ?
En 1976, CMB est fondée sous l’impulsion du Président de la Banca Commerciale Italiana, Enrico Braggiotti, qui identifie l’opportunité de donner à la Principauté un institut bancaire focalisé sur le service à une clientèle fortunée. Ce projet sera concrétisé notamment avec l’appui de S.A.S le Prince Rainier III. A peine 6 mois se sont écoulés entre l’intention de créer une banque monégasque et l’ouverture de la première agence. Cette diligence témoigne déjà de l’engouement des protagonistes de la Principauté et de la rapidité décisionnelle dont CMB a toujours fait une qualité distinctive.

CMB Monaco fait partie d’un grand groupe bancaire, Mediobanca, depuis quelques années. Quel est désormais l’actionnariat de la banque ? Est-ce que cela a changé la stratégie de cette banque privée ?
Depuis 20 ans, CMB Monaco a pour actionnaire Mediobanca SpA. Fondé en 1946 et côté en Bourse, Mediobanca a toujours offert à ses clients des services hautement spécialisés et innovants et a su allier tradition et innovation dans les trois domaines d’activité du Groupe : banque d’investissement, banque privée et gestion de patrimoine. Avoir un grand groupe derrière nous signifie notamment que l’exper-tise de notre actionnaire peut être mise à contribution sur demande. Cela nous permet d’offrir à nos clients le meilleur de deux mondes : un véritable savoir-faire local d’une part, car notre ADN demeure indéniablement monégasque, et une vision internationale d’autre part.

Vous êtes spécialisé dans la clientèle UHNWI ? Quelle est la cible à Monaco ?
Le nombre de HNW et d’UHNW ne cesse en effet d’augmenter et leurs attentes sont de plus en plus sophistiquées. Le cœur de notre activité est la gestion de patrimoine pour une clientèle HNW et UHNW. Notre savoir-faire est le plus adapté à cette clientèle pour laquelle person-nalisation de l’offre, réactivité, et capacité à traiter des demandes complexes sont absolument centrales. Notre réputation s’est construite sur la qualité de nos services offerts à ces clients, et continuera d’être au centre notre stratégie de développement dans les années à venir.

Qu’a impulsé l’onshorisation de la place et la transparence financière ? Quelle est l’évolution de la ventilation clientèle résidente et non résidente entre 1976 et aujourd’hui ?
Dans les années 1970 il est vrai qu’il y avait beaucoup plus d’offshore que d’onshore. Une piste d’explication est que si la décision de s’installer en Principauté était parfois un simple arbitrage fiscal, il s’agit désormais d’un véritable choix de vie qui donne accès à un mode de vie exceptionnel et qui est choisi par un nombre croissant de personnes – preuve en est le recensement de la population qui montre une tendance à la hausse. Cette présence à l’année est également liée au fait que les familles choisissent Monaco comme résidence principale – l’on constate également une demande croissante de services liés aux family offices, la législation monégasque y étant particulièrement favorable. Aujourd’hui, plus de 2/3 de notre clientèle est onshore et il est évident que pour cette clientèle le fait d’avoir notre siège social ici, au cœur de la Principauté, est un avantage indéniable.

Vous souhaitez « proposer une approche «boutique» de la gestion de patrimoine pour les clients internationaux ». Quelle est la philosophie ?

Le cœur de notre savoir-faire est le Wealth Management. Notre volonté est d’offrir des services sur mesure et un accès aux meilleurs experts en investissement. Le wealth manager est ainsi en quelque sorte le chef d’orchestre entouré d’experts dans des domaines précis (trading, crédit…). Nous souhaitons servir ces clients de manière globale avec une approche dite « one-stop-shop ». Cela signifie que nos clients ont la possibilité de trouver dans un seul établissement l’ensemble des services dont ils ont besoin. La praticité est véritablement la clé !

Quel impact ont et ont eu les dernières crises (crise du Covid puis guerre en Ukraine et crise de l’énergie) pour votre clientèle ?

Même s’il était impossible d’anticiper pleinement ces crises, la réactivité de nos équipes et la solidité de nos produits ont été ici déterminants pour limiter l’impact sur les portefeuilles de nos clients. Nous avons par exemple le fonds Court Terme, EUR & USD, qui n’a quasiment rien perdu alors que les marchés obligataires ont perdu environ 20%. Le fonds a été très défensif sur les taux d’intérêt avec des protections contre ces hausses. Ce principe de prudence et de protection du capital s’est avéré être une stratégie payante !
L’autre fonds ayant particulièrement bien performé est l’Eco+. Les thèmes « green » ont été très chahutés à cause de la crise de l’énergie avec un report sur les énergies fossiles, nous pourrions donc penser qu’Eco+ n’allait pas performer, et pourtant bien au contraire. C’est un fonds multithématique où l’on retrouve des sociétés qui sont présentes à toutes les différentes étapes de la chaîne de production : du solaire, de l’éolien, des composants électroniques…Preuve qu’une bonne diversification est la clé !

Quels sont vos projets de développement ? Vous avez ramené une partie des équipes de la Barclays quand vous êtes devenu CEO de la banque. Il s’agit de développer la clientèle anglosaxonne ?

Monaco compte plus de 140 nationalités différentes, l’anglais est donc la langue qui rassemble le plus grand nombre et il est essentiel d’offrir à cette clientèle, bien souvent multi-bancarisée, les bonnes compétences, tant linguistiques que techniques. En ce qui concerne Barclays, j’ai fait grandir, avec le concours de mes équipes, et contribué au rayonnement de cette banque en 12 ans et permis à cet établissement de devenir l’un des acteurs incontournables de la place. Une partie des équipes a en effet choisi de me suivre dans cette nouvelle aventure « CMB Monaco » et nous avons recruté selon moi les meilleurs talents, dans de nombreux établissements de la Principauté et à l’international.

Compte tenu du réchauffement climatique, l’heure est à la sobriété voire à la décroissance. Qu’est-ce que cela implique pour une banque ?

Depuis de nombreuses années, CMB Monaco adopte une approche responsable dans ses activités. Concrètement, cela signifie que pour nous la responsabilité sociétale d’entreprise s’intègre pleinement à la stratégie et s’exprime à tous les niveaux du fonctionnement de la banque. Une base de données dédiée permettant de catégoriser d’un point de vue E.S.G. les sociétés, les émissions, les produits financiers, les crédits, de fournir de l’information en la matière aux clients, d’ef-fectuer du reporting au sein du Groupe et en adéquation avec des demandes d’entités européenne, est au cœur de cet engagement. Outre la sensibilisation de nos employés à ces thématiques, nous nous employons également à mettre en place une offre de produits financiers prenant en compte des critères E.S.G. aussi bien dans la gestion interne de fonds et mandats qu’au sein de l’offre Advisory.

Propos recueillis par Milena RADOMAN

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