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PORTRAIT



          Présidente et fondatrice de l’association  TAF –  The Animal Fund, Berit Legrand est une

          femme déterminée.  Très concernée par les problématiques environnementales et plus
          particulièrement par celles concernant les fonds marins, cette mère de deux enfants ne cesse

          de multiplier les actions. Son objectif ? Que tout le monde prenne conscience de l’urgence de
          la situation et que tous fassent leur part pour aider !


          Berit Legrand : La passion au service

          de l’environnement marin                                                                         par Kévin Racle





          Née au Danemark, Berit a grandi entourée par la beauté sauvage de
          la mer du Nord, qui a suscité en elle une passion indéfectible pour
          le monde marin. Très tôt, elle développe un intérêt marqué pour les
          animaux et la nature. « J’ai toujours eu cette passion pour la mer et
          les créatures qui y vivent. Je suppose que cela est venu du fait de
          grandir près de la mer et d’y passer beaucoup de temps », confie-t-
          elle. Guidée par son amour pour la nature et les animaux depuis sa
          plus tendre enfance, Berit Legrand a créé en 2015 TAF - The Animal
          Fund, une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de lutter
          contre la détérioration de la vie marine et la destruction de notre
          environnement en général. « Mon objectif principal est de sensibiliser
          de manière honnête et respectueuse le public à l’urgence de travailler
          ensemble pour retrouver un avenir durable et sain », explique-t-elle.
          Avant de se consacrer pleinement à la cause environnementale, Berit
          a suivi un parcours professionnel à la fois riche et diversifié. Après des
          études de finance et de commerce, elle travaille dans le secteur financier
          et dans l’industrie du coaching et du fitness. C’est sur les conseils de son
          père que la jeune femme débute sa carrière dans la banque privée, en
          tant qu’assistante manager. « Après l’école, je suis partie aux États-Unis,
          à 19 ans pour travailler. Mon père souhaitait que je rentre au Danemark,
          alors je l’ai écouté » sourit-elle. Pendant plus de 25 ans, elle travaille
          au Danemark, au Luxembourg, en Norvège, aux Bermudes et à Mona-
                                                   co sans jamais   Berit Legrand
    « Mon objectif principal                       relâcher ses ef-  Une passion pour les fonds marins qui refait surface
                                                   forts. Cepen-
               est de sensibiliser                 dant, malgré la   Malgré les nombreux postes à responsabilités que Berit a occupés
               (…) à l’urgence de                  réussite profes-  avec mérite tout au long de sa carrière, il lui manquait quelque chose
                                                                 d’important. De vital presque. Ayant grandi dans un petit village côtier
                                                   sionnelle, une
            travailler ensemble                    aspiration pro-  du Danemark, elle a développé un lien profond avec l’océan dès son
                                                                 plus jeune âge. « Je me souviens de mes premières expériences de
                                                   fonde persiste
               pour retrouver un                   en  elle,  celle   natation comme si c’était hier. Je savais presque nager avant même
     avenir durable et sain »                      de contribuer à   de savoir marcher », dit-elle en souriant. Cette proximité avec l’océan
                                                                 a renforcé son attachement à cet écosystème fragile et elle a toujours
                                                   une cause plus
                                                   grande que sa   été déterminée à contribuer à sa préservation. En 2015, après avoir
                                                   propre réussite.   posé ses valises à Monaco, Berit Legrand décide de sauter le pas. Elle
          « L’éducation reçue de mon père a également joué un rôle déterminant   met un terme à sa carrière dans la finance et du monde du coaching
          dans ma vie et ma personnalité. Il a gravi les échelons un par un pour   pour se concentrer entièrement à la protection de l’environnement et
          devenir directeur de la banque internationale pour laquelle il travaillait.   du monde marin. « Si l’on veut sauver notre planète et protéger l’hu-
          Cette image d’ascension basée sur le travail acharné et la persévé-  manité, il faut commencer par préserver les océans et ceux qui sont
          rance est restée gravée en moi. » C’est cette forte détermination et   à la base de la chaîne alimentaire. Ce sont les grands mammifères
          cet esprit indomptable qu’elle a ensuite appliqué à son engagement   marins, particulièrement les baleines, qui sont de plus en plus menacés.
          pour l’environnement.                                  C’est pour cette raison que j’ai choisi de concentrer principalement



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