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Une économie en mutation

Pour Monaco Économie, les acteurs économiques de la place ont accepté de donner leurs prévisions

Comment l’économie mondiale va changer dans les 30 prochaines années? Le cabinet de conseil et d’audit PwC s’est livré à l’exercice des prévisions. Une économie mondiale doublant de taille d’ici 2042, une pole position chinoise avec un duel au sommet entre l’Inde et les Etats-Unis pour la deuxième place, ou encore des économies dites « matures » comme l’Allemagne ou le Japon distancées par les économies émer-gentes… Voici ses conclusions. « D’ici 2050, six des sept plus grandes économies au monde pourraient être des pays émergents », note PwC, estimant que la part de l’Union européenne (UE) dans la production mondiale pourrait chuter sous la barre des 10 % à l’horizon 2050. Dans ce classement, la France s’en tirerait honorablement, passant de la 10e à la 12e place mondiale (entre la Turquie et l’Arabie Saoudite). Pour « générer une croissance durable à moyen terme », les Etats doivent opérer des investissements massifs dans l’éducation, les infrastructures et les technologies. Le secteur public (adaptation des institutions politiques, économiques, juridiques et sociales) comme le secteur privé (innovation et entrepreneuriat) seront mis à contribution, selon cette étude.

Un défi à relever
Aujourd’hui, trois secteurs créent près de la moitié (44,4 %) de la richesse produite en Principauté (le PIB monégasque pour l’année 2019 est de 6,63 milliards d’euros) : les activités scientifi ques et techniques, services administratifs et de soutien (17,8 %) ; les activités fi nancières et d’assurance (16,7 %); et la Monaco construction (9,9 %) qui monte sur le podium après le recul de l’immobilier… Pour, la mutation à venir est un défi à relever. Les forces vives de la Principauté que Monaco Economie a interrogées sont confi antes, à l’instar de Michel Dotta, président du MEB : « On peut imaginer que les secteurs importants le seront encore pour la plupart dans 30 ans, mais le numérique sera passé par là et permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives en élargissant notre capacité de développe-ment, notamment au-delà de nos frontières. C’est une chance à saisir car plus que jamais, Monaco pourra servir de plateforme internationale. »

Miléna RADOMAN

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