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Technologie - Principauté de Monaco

UBP : La gestion active – une planche de salut sur la vague de l’IA générative

Après une année 2022 décevante pour les investisseurs tech, avec un Nasdaq100 à -33%, certains observateurs ont sonné le glas d’un secteur qui a outrageusement dominé la décennie écoulée. Valorisation exubérante des « concept stocks » rappelant l’éclatement de la bulle internet, géants du secteur à bout de souffle, ou mort annoncée de la loi de Moore, présentée comme indissociable des progrès technologiques : nombreuses étaient les raisons avancées par les « bears », galvanisés par le déclin d’un secteur semblant à l’agonie.

La Tech a toutefois trouvé une nouvelle impulsion grâce au lancement de la première version grand public de ChatGPT en novembre dernier. Mais c’est surtout la société américaine Nvidia, conceptrice de pro-cesseurs, puces et cartes graphiques, qui a redonné le sourire aux investisseurs en mai, avec des prévisions venues d’un autre monde. Un retournement de situation inattendu alors que le consensus estimait l’entreprise largement surévaluée. Et pourtant…
Alors est-il encore temps de monter à bord de la fusée tech après la performance fulgurante du secteur en 2023 (Nasdaq100 à +31% à fin mai) ?
Premier constat, la valorisation de bon nombre d’entreprises a bondi bien avant leurs estimations de croissance car, c’est connu, le marché n’attend pas. Et parfois, pour être récompensé par le marché, il suffit d’un communiqué de presse mentionnant habilement les mots magiques ‘IA générative’. La prudence est donc de mise, sur le secteur en général et le segment des semi-conducteurs en particulier, où nous voyons davantage de valeur à court terme dans les équipementiers que dans les producteurs et les concepteurs de puce.
Deuxièmement, le manque de nuance dès lors qu’une entreprise est perçue comme étant menacée d’extinction par les astéroïdes GPT et Bard. Des mastodontes tels qu’Accenture et Intuit ont en effet initiale-ment pâti de l’idée que leurs services pourraient être désintermédiés par des algorithmes surpuissants, tandis que ces sociétés voient plutôt l’IA générative comme un formidable outil de productivité.

Si les Etats-Unis sont à l’honneur avec un gisement d’opportunités évidentes, allant de certaines « mega caps » à des entreprises de taille plus modeste, la Suisse dispose également de pépites du côté de four-nisseurs incontournables dans les semi-conducteurs. Le savoir-faire de VAT Group, d’Inficon ou de Comet permet en effet aujourd’hui de produire des puces suffisamment performantes pour entraîner les ‘cerveaux’ artificiels de Google, Microsoft ou Oracle. Cette réalité doit néanmoins être mesurée par rapport à la valorisation de ces entreprises et au cycle d’investissement de l’industrie, en croissance structurelle mais très cyclique.

En adoptant une grille de lecture basée sur la recherche de création de valeur mesurée par les rendements des cash-flows (CFROI®), il est possible de faire abstraction du bruit à court terme. Ceci permet en effet de garder le cap en favorisant des sociétés capables d’accroître leurs CFROI ou de les maintenir à des niveaux élevés et stables, en dépit de la concurrence. Et parallèlement, d’éviter celles, nombreuses, dont l’engouement repose sur des hypothèses irréalistes.

Une chose paraît certaine, si les dislocations provoquées par l’IA dé-passeront les considérations purement boursières, elles représentent une aubaine pour les « stock pickers » et la gestion active.

Par Fares BENOUARI

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