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SBM : un chiffre d’affaires « six à sept fois supérieur » pendant le Grand Prix !

Le Grand Prix de Monaco demeure l’un des événements les plus rentables pour l’hôtellerie monégasque.

L’édition 2026 du Grand Prix de Monaco est « un excellent cru » pour l’hôtellerie monégasque. A commencer par la Société des Bains de Mer (SBM). Interrogé sur les retombées de l’épreuve, Stéphane Valeri ne boude pas son plaisir. Si les chiffres précis ne peuvent être communiqués en raison des obligations liées à la cotation boursière de la SBM, le Président-Délégué a néanmoins donné un ordre de grandeur particulièrement révélateur : pendant les quatre jours du Grand Prix, certaines activités peuvent enregistrer un chiffre d’affaires « six à sept fois supérieur » à celui d’une journée normale moyenne. Quand on sait que le chiffre d’affaires annuel pour l’exercice 2025 est de 861,6 millions d’euros, cela représenterait un CA journalier de 16,5 millions d’euros durant cette période !

Cette dynamique bénéficie à l’ensemble de l’écosystème du groupe. Hôtels, restaurants, bars et casinos profitent pleinement de l’afflux d’une clientèle internationale à très fort pouvoir d’achat. « Il n’y avait plus une table de jeux disponible dans les établissements de la SBM », a souligné Stéphane Valeri, précisant que l’ensemble des équipes des casinos avait été mobilisé durant l’événement. Un satisfecit partagé par l’Adjoint au Directeur du Tourisme et des Congrès (DTC) Sandrine Camia sur Monaco Info : « On a atteint sur les quatre jours un taux d’occupation de l’ordre de 98 %, avec un prix moyen qui a dépassé les 3 400 euros pour la grande hôtellerie monégasque, en progression de 14 %. »

L’effet Liberty Media

Pour le dirigeant monégasque, le spectaculaire renouveau de la Formule 1 ces dernières années contribue directement à ces performances. L’arrivée de Liberty Media à la tête du championnat a profondément transformé l’image de la discipline grâce à une stratégie marketing ambitieuse, à une présence renforcée sur les plateformes numériques et au succès mondial de la série Netflix consacrée aux coulisses de la F1. « Nous ressentons clairement un effet Liberty Media. Ils sont assez incroyables. Ils ont fait un spectacle de drones tout à fait exceptionnel, amènent des stars mondiales, investissent énormément dans la promotion… » affirme Stéphane Valeri. Monaco, considéré comme le Grand Prix le plus emblématique du calendrier, bénéficie pleinement de cette nouvelle exposition internationale.

Une clientèle américaine en forte progression

Autre évolution marquante : la montée en puissance de la clientèle américaine. Selon Stéphane Valeri, les visiteurs venus des États-Unis sont de plus en plus nombreux à suivre la Formule 1 et à se déplacer à Monaco à l’occasion du Grand Prix. Pour cette édition 2026, les Américains représentent d’ailleurs selon la DTC plus de 30 % de parts de marché, suivis par les Français et les Anglais (23 % chacun), puis les Italiens (10 %). Un phénomène particulièrement juteux, cette clientèle figurant parmi celles qui affichent les niveaux de dépenses les plus élevés dans les hôtels, restaurants et casinos du groupe. « Quand vous remplacez des Européens par des Américains, vous faites mécaniquement plus de chiffre d’affaires », résume Stéphane Valeri.

Un partenariat historiquement gagnant

Partenaire du Grand Prix depuis la création de l’épreuve en 1929, la SBM considère toujours cet engagement comme un investissement particulièrement rentable. Stéphane Valeri l’assure : « Les retombées du Grand Prix pour la SBM sont très au-dessus du soutien que nous apportons. »

À l’inverse, le dirigeant estime que le Monaco E-Prix, malgré son importance en matière d’image et de transition énergétique, ne constitue pas un moteur économique comparable pour le groupe. « Ce n’est pas un grand événement économique, il représente un apport très marginal dans nos résultats. » Le Grand Prix Historique, en revanche, génère-lui des retombées significatives grâce à une clientèle de collectionneurs et de « riches passionnés ».

Milena Radoman

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