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IMSEE PIB - Princpauté de Monaco

PIB 2021

Le Produit Intérieur Brut (PIB) synthétise l’activité économique et constitue un élément d’information indispensable dans le débat économique contemporain. Il permet de suivre et d’apprécier l’efficacité des politiques économiques menées et d’établir des comparaisons avec d’autres États, notamment au sein de l’Union européenne.

L’année 2020 fut très largement marquée par la crise sanitaire ayant paralysé l’ensemble des économies à l’international. Partout dans le monde ont été mises en place un certain nombre de mesures restrictives dans le but d’endiguer la progression de la pandémie de Covid-19. En 2021, la levée de ces restrictions et la reprise des échanges mondiaux de biens ont eu un effet ressort sur les économies. Ainsi, le PIB mondial 2021 a augmenté de 5,8 % et celui de la Zone euro de 5,4 %.

Dans ce cadre, la Principauté de Monaco ne fait pas exception, bien au contraire. En 2020, le Gouvernement a mis en place différents dispositifs et diverses subventions ayant pour objectif de soutenir l’économie, en protégeant l’emploi notamment. La réduction progressive sur l’année 2021 des restrictions de déplacement et des jauges, la reprise des commerces et des évènements majeurs tels que le Grand Prix de Formule 1 ou le Monaco Yacht Show ainsi que la volatilité importante du PIB de la Principauté ont entraîné un rebond particulièrement remarquable du niveau de création de richesse monégasque. En effet, la baisse très marquée en 2020 (-13,0 %) engendre mécaniquement un taux de croissance élevé en cas de reprise économique.

Dans ce contexte particulier, les comparaisons avec l’année 2019 sont systématiques afin de relativiser la reprise économique et mesurer au mieux la croissance de l’économie monégasque.

RÉSULTAT DU PIB NATIONAL

Le PIB de la Principauté s’élève à 7,27 milliards d’euros en 2021. Après le recul exceptionnel de 13,0 % observé en 2020, il a rapidement renoué avec son niveau pré-pandémique et affiche ainsi un important rebond de croissance de 21,6 % en volume[1] comparativement à l’année précédente.


[1] Le PIB en volume est exprimé en « euros constants » base 100 en 2014. Il est corrigé de l’inflation par l’Indice des prix du produit intérieur brut et de ses composantes publié par l’INSEE.

Par rapport à 2019, le PIB croît de 5,8 % en volume et reprend alors sa tendance de croissance des dernières années. Sur la décennie, il augmente en moyenne chaque année de 4,4 %.

STRUCTURE DU PIB

De par l’approche retenue à Monaco du PIB comme indicateur de revenu, ce dernier se divise en quatre composantes qui, en 2021, ont toutes un impact positif.

[2] Le PIB en valeur est exprimé en « euros courants ».

Composante notablement affectée par la crise sanitaire en 2020, l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE), qui correspond à la « rémunération » (revenu productif) des entreprises, rebondit de manière considérable (+23,4 %) et devient le premier contributeur du PIB de Monaco avec un poids égal à près de la moitié de ce dernier hors subventions (44,1 %). Il détrône ainsi de peu la masse salariale pour la première fois depuis 2007.

La rémunération des salariés correspond à la redistribution sous forme de salaires et cotisations de la richesse annuellement créée. Préservée par les diverses mesures gouvernementales, celle-ci n’avait que peu diminué en 2020 et son taux de croissance en 2021 se retrouve en conséquence plus limité que celui de l’EBE. La masse salariale progresse toutefois de 10,1 % par rapport à 2020 et de 4,0 % comparativement à 2019, soit dans des proportions plus importantes que le nombre de salariés actifs (salarié ayant travaillé au moins une heure durant le mois de décembre de l’année considérée). En 2021, elle représente 42,1 % du PIB hors subventions.

Les impôts, seule composante ayant impacté positivement le PIB 2020, progressent de nouveau en 2021 de 13,8 % en raison principalement de la croissance de la TVA et contribuent à hauteur de 13,8 % à la richesse créée (hors subventions).

Après des subventions multipliées par deux en 2020 à la suite de la politique volontaire de soutien à l’économie du Gouvernement Princier, ces dernières retrouvent un rythme de croissance normal en étant réduite de près de moitié en 2021 (-44,6 %) tout en enregistrant une augmentation de 19,7 % par rapport à 2019.

PIB PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ

Comme chaque année, les performances économiques sectorielles font apparaître de fortes disparités selon le domaine d’activité. Si la majorité des Grands Secteurs d’Activité (GSA) voient leur PIB s’accroître, deux d’entre eux sur les douze que compte l’économie monégasque ont un niveau inférieur à 2020, et quatre demeurent inférieurs à leur résultat d’avant-crise.

Les Activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien confortent leur rang de premier contributeur du PIB de la Principauté avec un poids représentant plus d’un cinquième du PIB total (21,2 %) et une forte croissance de leur PIB (+27,0 %) notamment due aux Activités des économistes de la construction. Les Activités financières et d’assurance conservent leur deuxième rang et repartent à la hausse en affichant un PIB 7,1 % supérieur à celui de l’an passé. Enfin, avec une progression de 41,4 % de son PIB sectoriel par rapport à 2020 et de 31,9 % en comparaison avec 2019, le Commerce de gros prend la troisième place des plus gros contributeurs au PIB monégasque et devance ainsi la Construction et les Activités immobilières.

Seuls les PIB de deux GSA affichent un résultat inférieur à 2020. Celui de la Construction décroît de 3,7 % tandis que celui des Activités immobilières reste relativement stable (-0,4 %).

Aussi, quatre secteurs n’ont pas retrouvé leur niveau pré-pandémique : l’Administration, enseignement, santé et action sociale, les Activités immobilières, le Transport et entreposage et l’Hébergement et restauration. Secteur le plus impacté par la crise sanitaire, ce dernier a cependant la plus forte croissance relative comparativement à 2020 (+146,0 %).

Ensemble, les Activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien et les Activités financières et d’assurance créent plus du tiers de la richesse produite en Principauté (37,3 %), et ce poids monte à 47,3 % en ajoutant le Commerce de gros soit près de la moitié du PIB global.

Le PIB « per capita » s’élève en 2021 à 81 710 euros, en hausse de 17,5 % en volume. C’est un montant encore jamais atteint en Principauté. La population de référence ayant augmenté (+3,4 %), la variation du PIB « per capita » est inférieure à celle du PIB. Il est par ailleurs en progression par rapport à 2019 de 3,9 %, et retrouve sa tendance antérieure de croissance.

Le PIB par salarié, élément de mesure et de comparaison de la productivité économique, s’élève à 125 121 euros, soit son plus haut niveau historique. Après avoir chuté de 9,9 % en 2020, il progresse de 17,0 % en volume, et il est en hausse de 5,4 % par rapport à 2019. L’écart de cet indicateur avec la France se creuse en 2021 et double par rapport à l’année antérieure (+28 099 euros en faveur de la Principauté, soit +32,4 %), ce qui en fait le plus important devant le précédent maximum atteint en 2016 avec 21 504 euros.

Retrouvez le rapport complet sur le site www.imsee.mc

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