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Crise économique - Principaute de Monaco

Et s’il y avait une autre crise?

Chacun le sait désormais. Rien n’exclut le scénario d’une autre crise sanitaire. Monaco Economie a balayé trois hypothèses.

1. Comment se prépare Monaco à une éventuelle crise de la variole du singe?

La variole du singe sera-t-elle la prochaine menace sanitaire? L’inquiétude est montée au printemps et cet été, lorsque plusieurs pays dont Monaco ont recensé des cas de cette maladie pouvant être transmise par contact rapproché avec une personne infectée ou contact avec des objets qu’elle a utilisés, (vêtements, literie, etc.). Les symptômes? Fièvre, mal de tête, douleurs musculaires, mal de dos, ganglions lymphatiques enflés, frissons et fatigue, mais aussi éruptions cutanées. « A l’annonce des premiers cas de varioles du singe et de la confir-mation de sa transmission interhumaine en mai 2022, la Principauté de Monaco a mis en place un certain nombre de mesures à la fois d’un point de vue sanitaire et de dépistage. Ainsi, le CHPG a déjà pris en charge trois patients confirmés à la variole du singe, alors que le Gouvernement Princier s’est procuré des vaccins et a mis en place un centre de vaccination pour les personnes les plus à risques, au Centre Monégasque de Dépistage », liste le département des Affaires sociales. Avant de relativiser le risque de crise sanitaire: « Il est constaté, depuis la fin du mois d’août 2022, un déclin du nombre de cas avérés dans les zones Europe et Amérique. » Le reflux de l’épidémie de variole du singe semble se confirmer mais beaucoup d’inconnues persistent sur les caractéristiques de ce virus, notamment sur la proportion de malades asymptomatiques. C’est pourquoi le Gouvernement « demeure très attentif à l’évolution de cette épidémie et prend régulièrement connaissance des dernières recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et de la Haute Autorité de Santé Française. »

2. Pour toute autre crise impliquant l’hospitalisation de nombreuses victimes, quel est le plan mis en place à l’Hôpital ?


Accident de grave envergure, attentat, catastrophe naturelle… Les scénarios impliquant l’hospitalisation d’un nombre important de blessés sont multiples. Le Centre hospitalier Princesse Grace se dit prêt. « Face à une situation sanitaire exceptionnelle, en cas d’afflux massif de victimes, le CHPG dispose d’un plan blanc ; une cellule de crise est activée et réunie par le Directeur. La cellule de crise assure le pilotage de la réponse de l’établissement avec la mise en œuvre de mesures de gestion adaptées à la situation : organisation des sorties anticipées, transferts de patients, ouverture de lits supplémentaires, renfort des effectifs pour les services d’urgence, de chirurgie et de réanimation notamment, disponibilité du matériel d’urgence et de dispositifs médicaux de type respirateur, pousse-seringue, etc. Cette cellule de crise a vocation à être opérationnelle dans les 45 minutes qui suivent l’alerte. Aussi, des actions de sensibilisation et de rappels de bonnes pratiques face aux situations sanitaires exceptionnelles sont fréquemment organisées à l’attention du personnel. »

3. Quels sont les moyens mis en place pour éviter un piratage des serveurs, des appareils médicaux ?

La cyberattaque récente de l’hôpital francilien de Corbeil Essonne montre une fois de plus la menace qui pèse sur les établissements de santé. Système informatique bloqué, rançon exigée de 10 millions de dollars et données médicales des patients dévoilées une fois le délai expiré… C’est le pire scénario qui s’est déroulé depuis le 24 août 2022. « Ces dernières années, les établissements de santé sont devenus les cibles de cyberattaques, avec des impacts majeurs sur la confidentialité des données, et la prise en charge des patients.
Conscient de ces risques, et en collaboration avec les autorités monégasques, le CHPG consacre des moyens financiers et humains importants pour la sécurisation de ses Systèmes d’Information, en se basant sur la Politique de Sécurité des Systèmes d’Information de l’Etat (PSSI-E), et le respect des bonnes pratiques. Ainsi, le CHPG dispose d’une réponse opérationnelle aux risques auxquels il peut être confronté », répond-t-on du côté de l’hôpital.
Et pour cause: en 2021, l’ANSSI, le gendarme français en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information, relevait en moyenne un incident par semaine dans un établissement de santé en France!

Milena RADOMAN

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