Page 102 - Monaco Economy 128
P. 102
AUTO
Essai Nissan Ariya 4x2 et 87 kWh
525 km d’autonomie possible ! par Philippe Lacroix
Avec son gros SUV Ariya, dernier né dans sa gamme de voitures électriques, Nissan espère bien
lutter avec la référence Tesla Model Y. Ses arguments, 525 km d’autonomie et 61 400 €.
Nissan n’est plus un novice en matière de voiture électrique et 2 roues motrices pour aller loin
avec l’Ariya, il se positionne dans le créneau des grandes routières L’Ariya est disponible en deux ou quatre roues motrices, avec une
susceptibles de parcourir les autoroutes et aborder les longs voyages puissance allant de 218 à 306 ch, mais c’est la version 2 roues motrices
sereinement. Autrement dit, l’autonomie et le ravitaillement en énergie et 242 ch avec la grosse batterie de 87 kWh qui semble à même de
sont au centre du challenge qui se pose aux voitures électriques résoudre le mieux cette équation de l’autonomie et de la recharge.
pour se rapprocher des performances des voitures thermiques ou Avec une batterie de 63 kWh l’autonomie est automatiquement plus
hybrides ; et l’Ariya propose une réponse pouvant séduire une certaine faible et la version 4x4, plus lourde de 65 kg et plus puissante, est
catégorie de clientèle. forcément plus gourmande. À noter que l’Ariya 242 ch avoue déjà
Extérieurement, l’Ariya se présente comme une grosse voiture, style 2.120 kg sur la balance, ce qui n’est pas rien, et on devine déjà qu’il
SUV, longue de 4,60 m, large de 1,85 m avec une hauteur de 1,66 m, ne peut être très agile sur les petites routes sinueuses. En revanche,
de quoi accueillir cinq passagers confortablement et leurs bagages son couple instantané de 300 Nm lui confère un certain brio et le
puisque le volume du coffre annonce 468 litres lorsqu’il s’agit de la silence de fonctionnement est appréciable. En ville, qui n’est pas son
version 2 roues motrices. lieu de prédilection, il est fort possible d’atteindre voir de dépasser
les 525 km d’autonomie annoncée. Mais sur la route…
Un cockpit futuriste et fonctionnel
Sur le plan design, l’Ariya paraît plutôt massif, à cause de sa calandre Speed ou cool, tel est le dilemme
pleine et noire, en forme de V typique des modèles Nissan. Pour Sur la route, c’est juste une question de vitesse, comme une voiture
autant, sa ligne se montre fluide avec des optiques très fins et des à moteur thermique d’ailleurs, sauf que ces dernières ont souvent
griffes lumineuses dans lesquelles sont intégrées les clignotants. À des autonomies atteignant les 1 000 km et à leur disposition des
l’arrière, les feux étroits sont reliés par une large bande lumineuse en stations un peu partout et un temps de remplissage de 5 minutes
verre noir avec au centre la signature Nissan. Le profil présente un (sauf pénurie). Donc sur autoroute en roulant au maxi de la vitesse
toit en pente douce terminé par une large casquette noire couvrant autorisée, 130 km/h en général, l’Ariya approchera les 300 km. En
en partie la vitre du hayon. revanche à 100 km/h, la vitesse des autocars, elle a une bonne
L’habitacle est lumineux et son tableau de bord est traité de façon chance de dépasser les 400 km. Alors seulement, Paris-Monaco
très épuré et particulièrement fonctionnel. Sous forme d’une large est (presque) possible en une seule halte. Une halte qu’il faut bien
réglette derrière le volant, il accueille deux écrans, soit l’instrumentation prévoir au départ avec l’aide du GPS pour arriver à la borne adéquate.
numérique et l’ordinateur de bord. Les commandes physiques se En recharge rapide, il faut compter une bonne demi-heure (si tout va
résument au bouton de démarrage et aux commandes de ventilations. bien et qu’une prise est disponible).
La console centrale est motorisée, permettant ainsi de l’avancer ou Bref, voyager en voiture électrique reste une philosophie bien à part,
de la reculer à loisir. avec en mémoire le tarif de l’Ariya traction 242 ch affiché à 61 400 €.
102

