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Monaco Telecom : « A nous tous d’inventer la vie qui va autour de la digitalisation sans fil ! »

Selon Martin Péronnet, directeur général de Monaco Telecom, c’est une évidence : la 5 G va progressivement s’imposer pour répondre à la croissance des données. A l’avenir, « la digitalisation des services et des processus de production s’appuiera massivement sur des technologies sans fil ».

La 5G c’est une technologie d’avenir ? On parle déjà de la 6G

Nous sommes au début des développements de la 5G. La plupart des nouveaux terminaux sont maintenant compatibles, le fonctionnement en « roaming » commence à se propager (Apple l’ouvre sur iPhone avec la mise à jour de son système, sortie le 22 septembre dernier), les usages se propagent dans le grand public. La 5G va progressivement prendre le pas sur la 4G dans les usages, et permettre de répondre à la demande croissante de données. Les applications entreprises (réseaux privés pour les usages critiques…) apparaîtront progressivement. Il y aura ainsi plusieurs paliers technologiques avant qu’une nouvelle génération de réseau, la 6G, ne devienne nécessaire, dans quelques années.

Quels seront les usages de la 5G dans les 30 ans selon vous ?

La question est plutôt quels seront les usages des réseaux mobiles, quelle que soit leur génération. Il a fallu 30 ans pour passer des premiers téléphones sans fil aux smartphones comme interface principale vers un monde connecté. Nous savons que les interactions entre objets sont en train de se généraliser, et que la digitalisation des services et des processus de production s’appuiera massivement sur des technologies sans fil. On voit par exemple au travers des QR Codes et du pass sanitaire à quel point c’est déjà une réalité. Les processeurs vont continuer à se miniaturiser, les possibilités se multiplier. A nous tous d’inventer la vie qui va autour, et d’utiliser les opportunités infinies de la digitalisation sans fil au service du développement de la société.

Qu’imaginez-vous à Monaco en 2050? Voiture autonome, usine du futur ?
La voiture s’autonomise, plus progressivement qu’annoncé parfois, mais inéluctablement. J’imagine qu’en 2050 la mobilité de chacun aura profondément évolué. 2050 c’est aussi le moment où la neutralité carbone sera devenue la règle, notamment à Monaco, en pointe dans la bataille de la transition énergétique. Nous aurons donc fortement investi dans des solutions alliant le confort d’une connectivité généralisée à des exigences de grande sobriété énergétique. L’évolution des technologies nous le permettra. Monaco est également synonyme de sécurité. La sécurité numérique et la protection de l’identité numérique de chacun devra rester au cœur de la promesse de la Principauté. La qualité de vie unique proposée sur le territoire se reflètera également forcément dans l’ensemble des services numériques qui y seront disponibles. La part des emplois liés au digital sera en croissance pendant les décennies à venir.

Comment va-t-elle contribuer au développement de l’économie et de l’emploi monégasque ? Va-t-elle inciter certains secteurs d’activité à s’implanter en principauté ?
Les services numériques contribuent fortement à l’amélioration de l’expérience vécue par les visiteurs, les résidents et les entreprises présentes à Monaco. On le voit avec Extended Monaco, le développement de services numériques notamment mobiles s’accélère pour simplifier la vie quotidienne de chacun. De nombreuses entreprises développent déjà des solutions digitales pour améliorer l’expérience de chacun dans les hôtels et les restaurants. Plusieurs startups de MonacoTech se spécialisent dans ce domaine. La Principauté a un rayonnement important dans le monde entier. Les solutions développées ici s’exportent. Nous le vivons à Monaco Telecom par exemple où nos équipes d’ingénieurs développent des services pour le territoire national, mais aussi pour nos filiales et les autres entités du Groupe NJJ. Le digital nécessite d’atteindre une masse critique. Le caractère très international de la Principauté lui permettra de profiter des opportunités de la 5G et du digital.

Où en est-on des études d’impact sur la santé et l’environnement ?

L’ensemble des études ont montré que la 5G n’est pas un facteur de danger spécifique pour la santé. L’ANSES (l’autorité française compétente) a confirmé ce point qu’elle souhaitait vérifier. La recommandation de tous est de garder les limites des champs électromagnétiques tels qu’ils sont définis. L’augmentation des usages ne doit pas conduire à une augmentation des champs au-delà des limites autorisées. La technologie doit continuer à progresser en efficacité pour le garantir, et nous, en tant qu’opérateurs, devrons adapter nos réseaux en conséquence. Le principal challenge que nous aurons à relever pour l’environnement sera de contenir la hausse de la consommation électrique liée au numérique. Nous y travaillons déjà activement en modulant la puissance de nos réseaux en fonction des usages et en améliorant notre efficacité énergétique. C’est notre préoccupation majeure pour les années à venir.

Investir dans les nouvelles technologies, c’est aussi forcément acheter de nouvelles machines. Dès lors nous devons nous assurer que les chaînes de recyclage et récupération des matériels anciens sont les plus performants. Cette démarche est maintenant systématique dans le Groupe.

Miléna RADOMAN

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