À Monaco, la SMEG s’affirme comme un acteur pionnier de la transition énergétique. En associant innovation technologique et analyse sociologique, l’entreprise a développé une approche inédite de la maîtrise de la consommation d’énergie résidentielle. Une expertise aujourd’hui reconnue au niveau international.
Tout est parti d’un constat simple : « il est très difficile pour un particulier de se représenter un kilowattheure et encore plus de savoir par quel appareil il est utilisé », rappelle Pierfranck Pelacchi, Directeur Général Adjoint de la SMEG. Depuis près de dix ans, l’entreprise s’attache à mieux accompagner ses clients dans la maîtrise de l’énergie. De cette ambition est né Smart+, un programme innovant permettant de décomposer la consommation électrique des services généraux d’un bâtiment par grands usages : chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, ascenseurs, eau chaude sanitaire…
Déployée à grande échelle grâce au soutien de la Mission pour la Transition Énergétique, la technologie a été installée dans une centaine de bâtiments monégasques. Les résultats sont parlants : en moyenne, 10 % d’économies d’énergie ont été enregistrées, avec des pics à 35 % pour certains sites. « Cela a donné un second souffle à la maîtrise énergétique de nos clients », se félicite Pierfranck Pelacchi.
De la consommation collective à la sociologie
Très vite, la SMEG a voulu aller plus loin. Instrumenter les services généraux des copropriétés s’est révélé précieux dans une Principauté où les immeubles disposent souvent de chauffage, climatisation ou eau chaude collective. Cependant pour un résident, ces dépenses ne représentent qu’une partie de sa facture. L’idée a donc émergé de mesurer la consommation en pied d’immeuble, de façon totalement anonyme, pour analyser la répartition des usages à l’échelle globale du bâtiment dans son ensemble.
Ces données ont fait apparaître des réalités inattendues : l’importance des « effets rebonds » du type de l’allumage de petits convecteurs individuels lorsque les économies sur le chauffage collectif sont trop radicales, ou encore le poids considérable des consommations multimédia (box, ordinateurs, téléviseurs) représentant près d’un tiers des usages dans certains immeubles.
Pour interpréter ces constats, la SMEG a intégré une dimension nouvelle : la sociologie de l’énergie. Ce concept, développé par le chercheur Stéphane Labranche, coordinateur du GIECo (équivalent sociologique du GIEC) consiste à identifier les profils socio-énergétiques qui influencent nos comportements. « L’écophile agit pour la planète, l’économe pour son portefeuille, le réfractaire privilégie son confort, l’impuissant se sent dépassé, et d’autres encore se définissent par leur rapport à l’énergie », détaille Pierfranck Pelacchi.
À Monaco, un huitième profil est apparu : le « respectueux », qui agit sous l’impulsion des engagements environnementaux du Prince Albert II.
Le projet Smart7 : un projet de recherche inédit
De cette convergence entre technologie et sociologie est né Smart7, un projet de recherche unique appliqué à 17 immeubles de Monaco pour lequel Stéphane Labranche nous apporte sa caution méthodologique et scientifique. L’étude a montré que chaque bâtiment possède une dynamique collective propre, influencée par un ou deux profils dominants parmi ses résidents. « Nos intuitions ont été confirmées : un immeuble à majorité de profils économes réagit fortement à l’évolution du prix de l’électricité, tandis qu’un immeuble indifférent ne modifie pas ses usages », explique Pierfranck Pelacchi.
Ces enseignements ont permis de créer un nouveau type de communication : une présentation de la consommation d’énergie du bâtiment, adaptée aux profils dominants de celui-ci. Résultat : les newsletters personnalisées atteignent des taux d’ouverture supérieurs à 70 %, contre 20 à 30 % en moyenne pour ce type de média. « C’est la preuve que les résidents s’intéressent autant à la consommation de leur immeuble qu’à la leur. Ce premier maillon collectif illustre l’impact de leurs efforts et ils y trouvent un levier d’action concret », note le Directeur Général Adjoint.
Un savoir-faire monégasque reconnu notamment au Japon Début septembre, la SMEG était présente à l’Exposition internationale d’Osaka, au sein du Pavillon Monaco grâce à Mireille Martini, afin de mettre en avant le savoir-faire inédit de la SMEG dans la maîtrise énergétique. La conférence co-organisée avec les équipes du Pavillon Monaco intitulée « La combinaison de la technologie et de la sociologie, un tournant dans la transition énergétique » a suscité un vif intérêt.
« L’audience, et en particulier les chercheurs japonais de ce domaine ont été d’abord intrigués, puis passionnés par nos résultats. Nos échanges ont confirmé que, sur le résidentiel, notre avance est réelle », souligne Pierfranck Pelacchi.
Sur le seul aspect technologique, avant même d’appliquer les concepts socio-énergétiques, nous avons eu la satisfaction de déployer Smart+ dans certains bâtiments résidentiels à Tokyo ce printemps. « Au départ, nos interlocuteurs cherchaient un prestataire local. Finalement, ils sont revenus vers nous : ils n’avaient trouvé personne au Japon qui possédait notre expertise. », raconte le dirigeant.
Ces retours positifs sont importants pour nos collaborateurs qui travaillent sur ces sujets et l’intervention de la SMEG au sein du Pavillon de Monaco s’inscrit parfaitement dans les objectifs d’une exposition universelle : faire rayonner le pays en y exposant ses innovations.
Pour la SMEG, cette reconnaissance dépasse la seule dimension technologique. « Nous sommes un des rares opérateurs demeurés intégrés, capables de combiner gestion de réseau, expertise énergétique et analyse sociologique. Cette approche remet de l’humain au cœur de la transition », insiste Pierfranck Pelacchi.
En associant innovation technologique, recherche scientifique et accompagnement humain, la SMEG se place à l’avant-garde des solutions de maîtrise énergétique. L’entreprise prouve que l’action collective, à l’échelle d’un immeuble, peut devenir un levier décisif pour changer les comportements et réduire durablement les consommations


Kévin Racle