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JB Pastor, de Monaco à la Californie

Depuis plus d’un siècle, la famille Pastor incarne la construction et l’immobilier à Monaco. JB Pastor & Fils exporte désormais son savoir-faire jusqu’aux États-Unis.

Quand on parle de construction et d’immobilier à Monaco, c’est évidemment le nom Pastor qui revient dans toutes les bouches. Pour cette dynastie de bâtisseurs, tout commence en 1880, lorsque Jean-Baptiste Pastor, tailleur de pierre originaire de Buggio, en Ligurie, vient travailler à Monaco. Il participe notamment à la construction du Musée océanographique et de la Cathédrale. C’est son fils, Gildo Pastor (1910-1990), qui propulse l’entreprise familiale J.B. Pastor & Fils vers la modernité. Il développe des projets d’envergure, comme l’extension sur la mer du quartier du Larvotto ou le Stade Louis II, et positionne la société sur le segment de l’immobilier haut de gamme. La famille introduit également dans les années 1950 le principe de copropriété à Monaco, favorisant la densification du foncier et l’émergence d’un modèle de propriété adapté à l’étroitesse du territoire.

Réalisations à l’étranger

Aujourd’hui à la tête de l’entreprise, Patrice Pastor marche dans les pas de son père Victor. À Monaco, les carnets de commandes de J.B. Pastor & Fils sont remplis a minima pour les cinq prochaines années. L’entreprise ne dépend pas de commandes publiques, ses activités reposant principalement sur des opérations patrimoniales et de promotion immobilière privée. Bosseur acharné, celui qui a signé des projets emblématiques tels que Le Simona, Mareterra, l’étonnante Villa Troglodyte ou le Palais de la Plage, ambitionne de renforcer le développement international du groupe.

Un virage déjà amorcé par son grand-père Gildo, qui menait dans les années 1950-1960 des projets au Maroc et à Paris. « Il a travaillé avec de grands architectes et avait une relation fantastique avec Le Corbusier. Ils avaient même un projet d’usine Pepsi-Cola à Fontvieille, à la place de la brasserie », confie Patrice Pastor, qui a récemment retrouvé des correspondances entre les deux hommes. Il y a vingt ans, le promoteur mise sur Londres, où il fonde Pastor Real Estate à Mayfair et Esperanza London, structures spécialisées dans la conception, la gestion et la réhabilitation de projets immobiliers. « On a emmené notre savoir-faire à des promoteurs, explique-t-il. Là-bas, on n’a jamais fait de construction nous-mêmes. »

De nombreux projets à Carmel

En 2015, cap sur les États-Unis. Patrice Pastor se tourne vers Carmel-by-the-Sea, petite ville californienne d’un kilomètre carré et de 3 200 habitants. À travers Esperanza Carmel, il investit dans l’acquisition de plusieurs propriétés emblématiques : le Hog’s Breath Building, ancien pub de l’acteur-réalisateur Clint Eastwood ou encore L’Auberge Carmel, hôtel de charme abritant un restaurant étoilé au guide Michelin. « Ce coin me paraissait idéal. C’est une niche, un marché comparable à Monaco et surtout, sans concurrence… Actuellement, on a sept projets à Carmel », précise-t-il. Parmi eux, le restaurant Rocky Point, signé Renzo Piano, perché sur les falaises de Big Sur, ou encore le futur J.B. Pastor Building, complexe mixte de 30 000 m² combinant commerces et logements, actuellement en phase d’instruction. La vie d’un promoteur n’étant pas un long fleuve tranquille, certains de ses projets se heurtent parfois à la résistance politique voire à la pétition de quelques habitants. Il n’est pas le premier à Carmel. Clint Eastwood s’était engagé dans la vie politique locale dans les années 1980, après un bras de fer avec le conseil municipal sur un permis de construire qu’il jugeait entravé par une réglementation “déraisonnable”… Si le Monégasque ne risque pas de se présenter à la mairie de Carmel, on imagine encore moins Patrice Pastor jeter l’éponge, les autres projets avançant correctement. « Par contre, il est temps pour moi d’étudier d’autres terrains de jeux et ils ne manquent pas, je suis encore très jeune, il me faut penser à m’occuper dans l’avenir ! », sourit l’entrepreneur.

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