Don d’organes : le Conseil national veut moderniser un cadre vieux de 40 ans

Le Conseil national a adopté une proposition de loi visant à réformer le cadre juridique du don d’organes post mortem, inchangé depuis 1984. Le texte entend mieux prendre en compte les évolutions médicales et sociétales, tout en facilitant l’expression de la volonté des donneurs. La principale mesure prévoit la création d’un registre national permettant à chacun d’indiquer son consentement ou son refus de donner ses organes après son décès. Les élus souhaitent ainsi éviter que les proches aient à prendre une décision dans un contexte particulièrement difficile. Le Gouvernement s’est montré ouvert au texte, tout en appelant à approfondir certains points. Le Conseiller-Ministre des Affaires sociales Christophe Robino estime notamment que « seul le refus est certain », plaidant pour un registre des refus plutôt que des consentements, sur le modèle français. Le ministre s’est aussi déclaré favorable à l’autorisation des prélèvements d’organes en Principauté, afin d’éviter les transferts vers les hôpitaux français et les contraintes administratives qui en découlent.

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