Changement de nom et peut-être de méthode ? La Délégation Interministérielle au Numérique (DIN) succède à la DITN, sous la conduite de Pascal Rouison. « Le numérique n’est plus une transition », affirme Christophe Mirmand. Le Gouvernement veut désormais l’ancrer dans le fonctionnement quotidien de l’État, avec une stratégie de développement de l’intelligence artificielle dans l’administration.
Cette réorganisation intervient après un audit indépendant sévère. Dépendance aux prestataires, responsabilités mal réparties, pilotage budgétaire insuffisant : le diagnostic pointait les fragilités du dispositif Extended Monaco. Avec un enjeu financier conséquent : les crédits numériques étaient passés de 88,9 millions d’euros en 2024 à 115,25 millions en 2025. L’audit relevait aussi une prise en compte insuffisante des besoins des usagers.
La nouvelle architecture répartit les missions entre trois directions : services numériques, infrastructures et systèmes d’information et services de confiance. La régulation doit rejoindre un service distinct, directement placé sous l’autorité du Ministre d’État. Objectif de ce nouvel organigramme : des démarches plus simples, des systèmes fiables et des dépenses mieux maîtrisées.