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Ce que révèlent les audits 2025 de la Commission Supérieure des Comptes

Le rapport public annuel de la Commission Supérieure des Comptes est toujours une mine d’informations. Cette année, il pointe le surcoût du nouveau CHPG ou encore la prime CARLO.

Le rapport public annuel de la Commission Supérieure des Comptes (CSC) est riche d’enseignements. Il met en lumière des constats précis sur la gestion des finances publiques de la Principauté. En vue de la clôture du Budget 2024, la commission appelle par exemple l’attention « sur la fin des rentrées fiscales très élevées liées à l’opération Mareterra, situation prévue qui rend indispensable une maîtrise des dépenses de fonctionnement et d’équipement ; sur les insuffisances du processus de programmation pluriannuelle des dépenses d’équipement ; sur le coût des retraites anticipées des fonctionnaires ».

Autre motif de préoccupation : les « Produits et recettes du domaine administratif » (38,7 M€, + 2,7 %) ne représentent plus qu’une très faible part (1,7 %) des recettes du budget général alors que l’on dénombre plus de 500 types de recettes et que leur rendement est modeste.

Les « recettes diverses » (5,3 M€, – 30,1 %) regroupent un ensemble de produits variés

(474), marqués par une forte imprévisibilité et volatilité d’un exercice à l’autre », note l’institution. La CSC recommande ainsi « qu’une analyse approfondie » soit conduite afin d’en « apprécier la pertinence, l’impact économique et social, les coûts de gestion et de proposer le cas échéant, leur suppression ou leur rationalisation. »

La prime de fin d’année Carlo – soit les bons cadeaux utilisables exclusivement dans les commerces et restaurants de la Principauté affiliés à la plateforme CARLO – en prend aussi pour son grade : « Compte tenu de l’absence de plafonnement en 2024 et du nombre de bénéficiaires de la prime CARLO incluant un tiers de retraités, le coût du dispositif (4 M€) est bien supérieur à celui des majorations de traitement accordées aux fonctionnaires et agents publics en 2024. La Commission Supérieure des Comptes recommande de s’interroger sur le coût de cet avantage dans un contexte économique peu inflationniste ».Le surcoût du nouveau CHPG est aussi mis sur la table.  La Commission a analysé « l’évolution du projet depuis 2012, caractérisé par des modifications successives du programme de travaux ayant conduit à des retards et à des surcoûts. Le budget de l’opération a doublé entre 2012 et 2025, passant de 586 M€ à1 300 M€, la livraison de la totalité du bâtiment étant aujourd’hui envisagée pour décembre 2032. Au-delà de 2026, il restera encore plus de 28 % à financer » observe le gendarme des finances publiques.

Par ailleurs, la CSC note également un besoin de structuration et de pilotage renforcé dans certains organismes publics. L’audit de l’Office de Protection Sociale souligne notamment une organisation encore insuffisamment autonome et une forte progression des prestations versées depuis 2020, ce qui pose la question de la soutenabilité à moyen terme. Les autres contrôles réalisés en 2025 – sur l’Automobile Club de Monaco ou l’AS Monaco Basket (pas publics) -ont vocation à assurer un suivi financier rigoureux pour des structures bénéficiant indirectement de ressources publiques. A noter qu’en 2024, la ligne budgétaire « épreuves sportives automobiles » affichait une dépense de 35,2 M€ (34,7 M€ en 2023).

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