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Solution
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UBP Lattrait de la dette privée en termes de rendement
Colin Greene, Head of Private Debt, Union Bancaire Privée (UBP)
Le monde devrait être soulagé alors que l’année 2020 s’achève et que l’arrivée des vaccins laisse espérer
la fin de la crise sanitaire en 2021. L’heure est venue pour les investisseurs de dresser le bilan de l’année,
de revoir leurs portefeuilles et de considérer leurs futures allocations d’investissement. Ils devraient
être de plus en plus nombreux à se tourner vers la dette privée en 2021 et au-delà car le rendement se
fera plus rare.
Les investisseurs devraient garder à l’esprit que la pandémie a accéléré Nous finançons le développement et la construction de logements sociaux
les tendances déjà à l’œuvre, comme le changement des modes de et abordables, ce secteur étant défensif et en ligne avec le contexte
fonctionnement au travail et des habitudes de consommation. Les actuel. Il existe un besoin accru de tels logements, et encourager la
politiques monétaires et les programmes de rachats d’actifs ont fait construction est propice à la reprise. Au niveau de la location privée,
chuter les taux d’intérêt pour soutenir des secteurs publics et privés les investisseurs institutionnels, en particulier les fonds de pension et
lourdement endettés. Observés pour la première fois en Europe en les compagnies d’assurance, font l’acquisition de bâtiments pour des
2015, les taux négatifs ne sont certes pas nouveaux, mais la tendance appartements résidentiels et ce secteur offre un fort potentiel de ren-
s’est amplifiée avec la crise. Début novembre, le volume global de la dement positif et de protection contre l’inflation grâce à ces actifs réels.
dette à taux négatif a atteint un niveau record d’USD 17’050 milliards . Nous contribuons donc à financer la construction des appartements
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Or, les taux étant appelés à rester bas, le rendement devrait devenir résidentiels, typiquement vendus sur plan. Enfin, avec le renforcement
rare sur le marché de la dette publique. des technologies de paiement et des activités en ligne, nous voyons des
opportunités attrayantes dans le financement des créances digitales –
La crise sanitaire est indépendante de ses effets sur la consommation, un thème majeur sur la décennie à venir.
l’économie, l’emploi et l’endettement. Imaginer « un retour à la normale »
serait sous-estimer l’impact durable de la pandémie. Plutôt que de Nous privilégions ainsi ces divers secteurs et thèmes qui ont connu
retrouver la « normalité de 2019 », il faut s’attendre à une « nouvelle une nouvelle impulsion avec la pandémie et offrent des opportunités
normalité post-Covid ». A Paris et Milan, le confinement a ainsi entraîné de rendement attractives sur la dette privée.
une baisse du nombre de voitures en circulation. Avec les dommages
causés sur le plan social et économique, cela marquera peut-être aussi
un tournant dans la lutte contre le changement climatique. Le monde
a donc compris à quel point une menace ‘globale’ peut bouleverser
nos modes de vie, et nous restons optimistes sur sa capacité à en
tirer les leçons, avec à la clé un réel impact sur le climat.
Dans les décisions d’investissement, il est important de tenir compte
de la normalité « post-Covid », qui verra certains secteurs renforcer
leur croissance et d’autres reculer. De nombreuses sociétés se sont
fortement endettées, ce qui pourrait les mettre à mal durant des
années. Les marchés financiers présentent une forte dislocation et la
taille des entreprises compte plus que jamais. Les grandes sociétés,
même les plus endettées, peuvent émettre des obligations avec des
rendements à des plus bas records, tandis que les PME peinent à
obtenir des financements.
Nous préférons aligner les investissements sur les tendances accé-
lérées par la pandémie. Sur la dette privée, nous avons choisi d’éviter
les prêts dans des secteurs qui ont souffert. Nos segments favoris
sont notamment les logements sociaux, la location privée et le finan-
cement des créances digitales. Nous explorons aussi des stratégies
en durabilité et en énergie verte, qui devraient continuer à bénéficier
d’un environnement « post-Covid » porteur pour le climat. © istock/unkas_photo
1. Financial Times, 6 novembre 2020
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