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SOLUTION
UBP : Opportunités d’investissement - retour vers le futur
Les cycles de hausse de taux aux États-Unis (US) et en Europe devraient toucher à leur fin en
2024, laissant ainsi du répit aux investisseurs pour l’année à venir. Par Norman Villamin
Si les pressions inflationnistes ont diminué depuis la mi/fin 2022 politique industrielle devrait s’accélérer encore plus fortement sur
du côté américain et européen, les marchés obligataires mondiaux la période 2024-2026, avec pour conséquence une amélioration des
apparaissent de nouveau « récompenser » les investisseurs pour bénéfices du côté des entreprises. Par ailleurs, une stabilisation des
leur prise de risque. Il paraît envisageable donc de réintroduire une rendements sur le marché obligataire devrait se traduire, pour les
exposition aux taux d’intérêt de long terme. Ainsi, dans un contexte où projets à plus long terme, par une plus grande visibilité en termes de
les rendements se modèrent, il est possible de réaliser de modestes financement courant 2024 et au-delà.
gains en capital, et ce pour la première fois depuis 2020.
Les investisseurs qui ont pu « s’abriter » sur le segment du crédit De meilleures perspectives pour les nénéfices des sociétés non
en 2023 devraient se montrer plus méfiants en 2024, et notamment américaines
chercher à être davantage « rémunérés » pour le risque de crédit S’agissant des marchés hors États-Unis, les actions non américaines
encouru. Les cycles de refinancement devraient repartir de plus se traitent en dessous de 13 fois les bénéfices, soit juste au-dessus
belle, et conduire ainsi à la prochaine vague de défauts de crédit à des niveaux observés durant la pandémie de 2020-2021, un plancher
l’heure où les sociétés digéreront un nouveau régime de hausse des de valorisation historique. Ainsi, les perspectives sur les bénéfices
taux d’intérêt. D’ici là, les obligations « investment-grade » peuvent de ces titres peuvent constituer le point de mire des investisseurs
constituer un réel refuge. Pour les investisseurs en quête de rendements en termes de génération de performance. À cet égard, le Japon se
supérieurs, nos prévisions de forte volatilité sur les marchés actions distingue tout particulièrement, ayant procédé à une réforme complète
nous amènent également à penser que les stratégies de portage sur des entreprises et de l’économie du pays en 2012. Depuis lors, les
la volatilité peuvent s’inscrire en complément d’une exposition aux sociétés japonaises ont affiché 11% de croissance des bénéfices
obligations « high yield » de duration courte, avec à la clé un potentiel (taux de croissance annuel composé), surpassant l’indice S&P 500
de revenus plus élevés en 2024. et égalant l’indice Nasdaq 100.
Bien que les valorisations supérieures à la moyenne suscitent Après le puissant rebond des actions japonaises opéré fin octobre
quelques préoccupations pour le début de l’année prochaine, elles 2023 (+22,3%), la tendance de marché haussière du Japon devrait
devraient toutefois tendre à baisser au moment où les bénéfices des se poursuivre en 2024. Les prévisions font état d’une croissance
entreprises retrouvent des couleurs, en particulier parmi les poids bénéficiaire qui se hisserait à 7% sous l’effet de la reprise industrielle
lourds américains de la technologie. mondiale au premier trimestre 2024, avec des performances totales
qui devraient continuer à être soutenues par des rachats d’actions,
La force de la technologie et de l’industrie et des dividendes en hausse.
Alors que les pressions s’atténuent sur les taux d’intérêt, l’accélération
des dépenses en intelligence artificielle devrait se combiner avec Au-delà de la volatilité, cosidérer le potentiel de performance à venir
la reprise conjoncturelle à l’œuvre dans le domaine du cloud, du Si les risques sont élevés durant cette phase de transition au sein de
e-commerce et de la publicité digitale pour générer des niveaux de l’organisation économique mondiale, des opportunités se dessinent
revenus et de croissance des bénéfices à deux chiffres à mesure au gré de l’émergence de nouveaux équilibres, à l’instar de ceux
que le calendrier avance – bénéficiant au secteur de la ‘Big Tech’ et observés sur les marchés des obligations gouvernementales globales.
à celui des logiciels. Il serait judicieux pour les investisseurs de tenter de faire abstraction
En dehors de la technologie, les investisseurs peuvent aussi s’orienter de la volatilité à court terme et se concentrer sur le potentiel de
vers des sociétés de qualité, mais à la traîne, qui permettent d’accéder performance lié à la transformation de l’économie globale à long
à de solides bilans et à une croissance bénéficiaire fiable. terme – notamment dans les secteurs de la technologie et des
Par ailleurs, le cycle industriel apparaît rebondir , sous l’impulsion de nouvelles énergies, sans oublier la mutation de l’ordre mondial
la nouvelle politique américaine en matière d’activité manufacturière. désormais en cours.
Les US s’attachent en effet à contribuer au monde de demain,
en construisant les infrastructures, les secteurs, et la production
énergétique du 21 siècle.
ème
Même si, sur les marchés actions, les investisseurs n’ont guère été
« récompensés » dans le domaine de la transition énergétique, les
dépenses des US en faveur de la construction industrielle se montaient
à USD 1 900 milliards à fin août 2023. Ceci représente une progression
de près de 65% en glissement annuel, soit la plus importante hausse
jamais enregistrée en un siècle, venant ainsi donner un nouveau
souffle à la croissance économique et à l’emploi. À cet égard, le © FreePik
financement alloué par le gouvernement fédéral à cette nouvelle
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