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WHAT ELSE
TOUT CE QUE L’ ON A OUBLIÉ !
Et les enjeux de la Ville de demain.
par Suzanne Belaieff
Nous constatons un indispensable enrichissement conceptuel : sans véritable politique
territoriale, au gré souvent des opportunités diverses.
Les Villes sont considérées comme potentiel de richesse que ce soit matérielle ou encore
spirituelle. Seule une « accélération de vitesse » est dûment constatée, le capitalisme en
est une principale avec la mobilité professionnelle et territoriale ; tout se déroule de manière
acceptée ; rares sont les Villes encore résilientes.
L’urbanisme est une discipline de l’espace-temps, « étude de ce qui existe déjà, ce qui sera
modifié par l’ouverture d’une rue, d’un square, la construction nouvelle des habitations »
La Ville, son image, le regroupement de constructions sont les éléments fondamentaux pour
le bien-être de l’être humain.
Toute négligence est inacceptable de la part des responsables des Villes. OUI, la qualité
urbaine a une influence non négligeable sur la vie des citoyens.
Les simples préoccupations de la circulation, l’assainissement, l’hygiène, sont des problèmes
sociaux, économiques, esthétiques.
L’urbanisation est, par essence disciplinaire, sociale pour les raisons suivantes : elle traite de
la vie urbaine et des besoins des humains : se loger, se détendre, travailler, circuler.
Cependant, on parle maintenant d’écologie et de « candidat Vert » où il faut associer la volonté
de prise de conscience écologique et des nouvelles technologies qui donnent à l’humain une
plus grande complexité dont la synthèse et la cohérence inventive des habitants, et dont,
nous devons tenir compte maintenant.
Malheureusement l’écologie et la sécurité donnent des compléments à la cohérence générale
de l’urbanisme qui doit s’adapter de plus en plus à l’existant et tend à une homogénéisation.
Une bonne cohérence des vies urbaines se nourrit de diversités, par exemple la transmission
des diverses architectures. Actuellement, l’écologie peine à prospérer.
Afin de limiter les mobilités, d’appliquer au mieux l’utilité des emplois/résidences, la vie urbaine
favorise les diversités. Pour exemple : l’insécurité foncière, la spéculation immobilière, « ses
grands projets urbains inutiles » , l’empoisonnement des sols et de l’eau ; en l’état, l’urbanisme
reste encore à retrouver.
Un environnement n’est pas un « banal » contenant. Il est actif et réactif, esthétique et éthique.
Repenser l’urbanisme INFOLIO Collection Archigaphy
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