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AUTO
Essai Opel Astra
La révolution française
par Philippe Lacroix
Il y a 5 ans, Opel passait sous le contrôle de
PSA et aujourd’hui la nouvelle génération de
l’Astra signe le début du véritable renouveau de
sa gamme. Prix de départ à 25 050 €.
Le monde évolue à pleine vitesse puisqu’en décembre 2020 PSA et
FCA (Fiat Chrysler Automoiles) unissaient leurs forces pour donner
naissance en janvier 2021 à Stellantis. Voilà donc la marque allemande
noyée dans un groupe de 14 marques automobiles. De quoi perdre
son identité, et il a bien fallu mettre un peu d’ordre dans la maison en
établissant une hiérarchie et tenir compte des susceptibilité de cha-
cun. Alors, parmi les marques généralistes, DS, Alfa Romeo et Lancia
ont été classées dans la catégorie « Premium », Peugeot et Opel en
« généraliste supérieure », tandis que Fiat et Citroën pointent en « gé-
néralistes » tout court pour ne pas dire de base ou même inférieure !
Une classification plus subjective qu’objective, si on se rappelle que la
marque aux chevrons a donné naissance à la DS19, voiture iconique du
20 siècle, qui a révolutionné le monde de l’automobile par son design conjugué en 110 et 130 ch, d’un Diesel 4 cylindres 1,5 litre de 130 ch
e
et sa technologie. Grandeur et décadence orchestrées par Peugeot et d’un hybride rechargeable composé d’un 1,6 litre turbo essence 150
et ratifiées désormais par Stellantis dont le patron portugais, Carlos ch épaulé par un moteur électrique de 110 ch. Le système développe
Tavarès, préfère mettre en avant la « qualité allemande ». 180 ch, associé à une boîte automatique à 8 rapports (prix de départ à
33.550 €). Une version 225 ch viendra compléter l’offre en fin d’année
Essence, Diesel et Hybride et une Astra 100 % électrique verra le jour en 2023.
Voilà donc la nouvelle Astra qui va surfer sur la légendaire fiabilité
germanique, ce qui est un peu de l’histoire ancienne, car bien qu’as- Un confort bienvenu
semblée en Allemagne, elle est bâtie sur une plateforme déjà partagée Il est quand même curieux de constater que Stellantis continue de
par bon nombre de Peugeot, Citroën et DS, des blocs moteurs-boîtes faire l’impasse sur une version « hybride », celle qui fait l’essentiel
également de cette même origine, et donc des boîtes automatiques du des ventes chez la concurrence. Même Renault a compris son intérêt
Japonais Aisin. Il s’agit donc en essence d’un 3 cylindres 1,2 litre turbo commercial et ne le regrette pas. Pour jouer la carte écolo, l’Astra va
donc devoir compter sur son modèle « hybride rechargeable ». Sur la
route il donne toute satisfaction pour ses performances et sa tenue
de route impeccable, qui rappelle forcément celles de la Peugeot
308, d’où un confort bienvenu chez Opel. Mais c’est en zone urbaine
que son intérêt est évident et que les 60 kilomètres en silence et
sans émission sont réalisables. Aussi, pour ceux qui n’ utilisent leurs
voitures que pour de longs trajets, le 130 ch essence conserve tout
son intérêt, moins lourd (et bien moins cher), son comportement se
montre plus alerte et sur autoroute plus sobre.
Un style particulièrement réussi
Cette nouvelle Astra offre un panel complet d’aides à la conduite, et
l’affichage tête haute est apprécié comme la caméra 360° très utile
pour les manœuvres délicates. Enfin, longue de 4,37 m, sa robe est
particulièrement réussie grâce à un design épuré, des phares et des feux
très fins en L, lui donnant une certaine élégance italienne. La planche
de bord est de la même veine, avec deux larges écrans qui ne forment
qu’un seul bloc, lisibles et fonctionnels. Pratique également, le coffre
modulable et d’une bonne capacité (jusqu’à 1.340 litres), bien que
les batteries de la version hybride rechargeable la réduisent de 10 %.
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