1. Accueil
  2. /
  3. News
  4. /
  5. Un métro entre Nice…

Un métro entre Nice et Monaco ? La Fedem relance le débat

Face à la saturation des routes et des trains, la Fédération des entreprises monégasques (Fedem) relance l’idée d’un métro reliant Nice, Monaco et Vintimille. Une solution à 4 milliards d’euros ?

« Nos salariés galèrent au quotidien pour venir à Monaco, interpelle Philippe Ortelli, patron de la Fedem. Depuis plus de dix ans, aucune infrastructure de transport ou de logements d’actifs n’a été vraiment mise en œuvre. Le Gouvernement repousse les décisions structurantes. Et les conséquences de cette imprévoyance, ce sont des heures bloquées sur les routes ou dans les transports, des salariés qui craquent. Une absurdité économique, écologique, humaine. »

Chaque jour, ce sont plus de 50 000 personnes qui viennent travailler en principauté.  Si la croissance économique se poursuit, ce chiffre devrait atteindre 100 000 salariés d’ici 2060… Comment les infrastructures routières et ferroviaires actuelles pourraient les accueillir ? C’est pourquoi la Fedem, qui montre Lausanne comme exemple – et ses 52 kilomètres de tunnels -, milite pour un métro. « La mer n’est pas un bon moyen de transport, le train sera vite limité. On ne peut pas agrandir les routes. Et le télétravail ne règle pas les problèmes car il implique que le salarié vienne à Monaco régulièrement » estime le Vice-Président de la Fedem, Henri Leizé.

Deux grands groupes français ont déjà travaillé sur un tel projet. « Ils ont valorisé 10 kilomètres de tunnel, équipement compris, à 1 milliard d’euros, avec une étude géologique », affirme Philippe Ortelli, annonçant un budget global de 4 milliards financé en partie, par des subventions européennes et un recours à la dette, et un chantier de « 5 à 10 ans». Ce métro électrique fonctionnerait 24h/7j avec une fréquence de 5 minutes durant les heures de pointe (et trois départs par heure la nuit). Le prix du ticket ? autour de 10 euros ! Avec ce mode de transport, Nice-Est serait alors à 11 minutes de Monaco, et l’aéroport à 23 minutes. Les stations envisagées : Fontvieille, Sainte-Dévote, Monte-Carlo, Saint-Roman, Carnolès et Vintimille. Ce moyen de transport électrique, sans chauffeur, circulerait à une vitesse de 60km/h sous terre sur une trentaine de kilomètres. 

Reste la question du financement. La Fedem évoque un montage transfrontalier, associant subventions européennes et recours à la dette. « Ce qui est important, c’est de lancer des études sérieuses pour que l’on puisse ensuite lever des fonds. C’est un projet qui fait peur, il faut être prudent, mais nous pouvons y arriver. L’argent n’est pas un problème majeur », martèle Philippe Ortelli.

Milena Radoman

AUTRES ARTICLES

Attractif, dynamique, presque hors norme, le marché de l’emploi monégasque continue d’attirer des milliers de candidats. Mais cette réussite ne gomme pas un ralentissement de certains secteurs et une …