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CAISSE D’EPARGNE : « Nous nous positionnons comme partenaire du développement international des entreprises »

Règlement des factures, couverture du risque de change, crédits, création ex nihilo de filiale étrangère… Les sociétés monégasques exportatrices ont des besoins bien particuliers. Fabienne Bossuet, ingénieure financier à la Caisse d’Épargne Cote d’Azur, nous explique leurs attentes et les solutions existantes, surtout dans cette période où Monaco est encore placé sur la liste grise du Gafi.

Quels sont les principaux besoins financiers que vous observez chez les entreprises exportatrices à Monaco ?

Les sociétés monégasques exportatrices nous sollicitent pour le financement de leurs factures soit import soit export et la couverture de leur risque de change. Elles doivent souvent financer le décalage de trésorerie entre importations et ventes, ainsi que le risque de change avec l’EUR.

Quels types de solutions de financement proposez-vous aux entreprises qui souhaitent se développer à l’international (crédits, garanties, financements spécifiques) ?

Nous proposons différentes solutions. Le financement court terme avec une AED (avance en devises) des factures import en EUR et en devises et export en devises, affacturage ; des garanties bancaires (garantie de loyer à l’étranger, garanties de bonne exécution, soumission, restitution d’acompte, stand-by L/C) ; une couverture du risque de change (exposition EUR/devises) ; ou encore la sécurisation des paiements (crédits documentaires, encaissements documentaires, assurance-crédit).

Avez-vous des dispositifs particuliers pour les PME ou jeunes entreprises qui débutent à l’export ?

Nous n’avons pas de dispositif spécifique pour cette typologie de clientèle. Toutefois, nous accompagnons toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur date de création. Dans notre centre d’affaires à Monaco, deux chargés d’affaires sont dédiés aux entreprises, répartis selon leur chiffre d’affaires.

Comment accompagnez-vous les entreprises dans la gestion du risque de change et des paiements internationaux ?

Sur le change nous avons deux façons de les accompagner, soit en selfcare via notre plateforme de change Click N Trade directement reliée à notre salle des marchés (possibilité de faire du spot, terme et swap) ou via un traitement à la voix avec notre salle des marchés (panel plus étendu de produits, option, dérivé)

Proposez-vous des outils digitaux spécifiques pour faciliter les opérations à l’étranger (suivi des transactions, sécurisation des flux) ?

Nous avons trois outils digitaux dédiés à l’international. Le portail Trade est la solution Internet de gestion des crédits documentaires et des remises documentaires Import et Export. Portail Trade accompagne dans le traitement et le suivi du bon déroulement des transactions et permet d’optimiser le temps de transfert des données et des instructions.

La plateforme Click N Trade, plateforme FX permet d’effectuer les opérations de change en ligne. Tandis que Swift GPI est un système de tracker pour le suivi de vos paiements internationaux en temps réel.

Travaillez-vous avec des partenaires (assureurs-crédit, organismes publics, chambres de commerce) pour offrir un accompagnement global ?

Oui nous travaillons avec les assureurs-crédit (Coface, Atradius, Allianz trade), les organismes consulaires / chambres de commerce pour le réseau et l’accompagnement des entreprises mais aussi les banques correspondantes étrangères pour la couverture de zones spécifiques. Avec Pramex et Globallians, nous collaborons pour la création de filiale à l’étranger ou la prospection.

Comment aidez-vous vos clients à se prémunir contre les risques liés aux marchés internationaux (impayés, instabilité géopolitique, variations monétaires) ? Offrez-vous des produits de couverture ou des services de conseil dans ce domaine ?

Nous proposons des produits de couverture : assurance-crédit, affacturage, garanties bancaires, produits dérivés de change, avec des moyens de paiement sécurisé. Nous assurons bien évidemment un suivi géopolitique et une analyse du risque-pays.

Ressentez-vous des difficultés en ce moment liés à l’inscription de Monaco sur la liste grise du Gafi et celle des États non coopératifs de l’UE ?

Oui, les difficultés sont logiquement accrues en raison du renforcement des obligations KYC/AML. Les dossiers sont plus lourds, les délais d’ouverture allongés… La pression réglementaire impacte directement la fluidité des financements. Nous faisons le maximum en Caisse d’Epargne à Monaco pour accompagner nos clients sur la documentation, anticiper les contrôles et apporter un maximum de transparence.

Comment le Centre d’Affaires Monaco compte-t-il renforcer son rôle d’accompagnateur des entreprises tournées vers l’international ?

Nous nous positionnons non pas seulement en tant que financeur mais comme partenaire stratégique du développement international des entreprises. Nous les accompagnons dans l’acquisition de cibles à l’international, de création ex nihilo de filiale étrangère. Nous proposons également du financement vert et durable pour accompagner les exportateurs vers les standards ESG exigés par les marchés internationaux.

Milena Radoman

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