Sophia Antipolis, la Silicon Valley à la française, rassemble chercheurs, ingénieurs, start-up et grands groupes au sein d’un écosystème ouvert. Dans ce cadre stimulant s’inventent les technologies de demain, en matière d’IA, de cybersécurité, de mobilité et véhicules intelligents, de biotechnologie, attirant entreprises et talents du monde entier, séduits par un subtil équilibre entre innovation, coopération et qualité de vie. Depuis une dizaine d’années la technopole enregistre un solde net de 1 500 emplois supplémentaires par an pour atteindre cette année les 45 000. Avec un chiffre d’affaires global de 8 milliards d’euros, Sophia pèse désormais plus lourd que le tourisme sur la Côte d’Azur. Même la crise sanitaire n’a pas eu raison de sa croissance. Pourtant la situation budgétaire et l’instabilité politique de la France fait peser une menace sur son essor. L’un des principaux employeurs de la technopole Sophia Antipolis, Amadeus, l’entreprise espagnole spécialisée dans les systèmes de réservation et les solutions informatiques pour les compagnies aériennes, prévoit d’importantes coupes dans les effectifs. En dépit d’un chiffre d’affaires en hausse de 8 % sur les neuf premiers mois de 2025, la direction a décidé de supprimer 46 postes et 414 consultants pour les délocaliser dans des pays à bas coûts sociaux, Bangalore, Istanbul et Bogota, Varsovie et Lisbonne pour l’Europe. La technopole a déjà fait face à d’autres moments difficiles avec les départs de grandes entreprises comme Texas Instruments ou Galderma. Alexandre Follot, un énarque à la tête du Symisa, le syndicat mixte qui gère la technopole cite l’exemple d’Intel : « On peut considérer que les 300 ou 400 emplois supprimés par Intel en 2017 ont donné naissance à 2 000 emplois aujourd’hui dans la technopole ». Les structures d’accueil et d’accompagnement mises en place par le Symisa représentent un véritable atout. Géré par les communautés d’agglomération de Sophia Antipolis et de Cannes, la CCI, la région et le Département, le syndicat mixte met à disposition un « business pôle » voué aux entreprises venues de l’extérieur ou aux start-up. Pour faire face à l’afflux, le gestionnaire du parc vient d’inaugurer un nouveau pôle d’innovation pour doubler la capacité d’accueil et réunir chercheurs, étudiants, start-up et investisseurs. Un outil qui doit servir à conforter l’attractivité de la technopole, toujours considérée comme numéro un en Europe.
C’est une revendication du Syndicat des Journalistes Professionnels de Monaco (SJPM) depuis des décennies. En décembre, le Conseil National a adopté une proposition de loi instaurant un statut pour …